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Inahi a 5 mois

5 mois... 152 jours... Petit hommage aux deux femmes de ma vie.

Inahi_cool Deux cous à admirer
Deux faces à contempler
deux regards à échanger
deux sommeils à scruter
deux sourires à consulter
quatre épaules à savourer
quatre pupilles où plonger
quatre poignets à retourner
vingt orteils à recenser

A moi seul
J'ai deux yeux
j'ai deux toi
Toi et Toi

Deux corps à serrer
Deux chevelures à caresser
deux coeurs à rythmer
Quatre bras à inviter
Quatre paupières à fermer
Quatre lobes à titiller
Quatre pieds à chatouiller
Quater sourcils à dessiner
Huit membres à emballer

A moi seul
J'ai deux mains
J'ai deux toi
Toi et Toi

Deux bouches à taxer
Deux ventres à écouter
Deux peaux à visiter
deux filles à cajoler
Deux dermes à préserver
Deux têtes à approcher
Quatre tempes à câliner
Quatre fossettes à explorer
Quatre paumes à attirer

A moi seul
J'ai deux joues
J'ai deux toi
Toi et Toi

Deux front à embrasser
Deux bouilles à croquer
Deux voix à grignoter
Deux nez à dévorer
Deux souffles à attraper
Deux rires à mériter
Quatre oreilles à savourer
Vingt doigts à égrainer
Quatre cents os à ronger

A moi seul
J'ai deux lèvres
J'ai deux toi
Toi et Toi

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le poème de Rôlolo

Inahi_sourire_coquin Rôlolo s'est jeté à son tour dans l'arène en nous offrant ce poème.

Merci Rôlolo, ça nous touche...

Des éclats de ton rire essaimés à tous vents
Tes regards, tes désirs toujours verts, vers l’avant
Tes blessures, tes peines pansées, maladresse,
On n’est que tes parents mais jamais on te laisse.

Des paroles, des mots en notes de musique
Des Arts, mais des armes, et ton œuvre pacifique
Des erreurs, fausses notes, mais on t’écout’ sans cesse
On n’est que tes parents mais jamais on te laisse.

Des amours, amitiés, de magiques rencontres
Des rêves, des avis, des gens pour, d’autres contre
Et des prises de tête, des pleurs, des SOS
On n’est que tes parents mais jamais on te laisse.

Des loisirs athlétiques et gastronomiques
Une santé « ferrique », un emploi féerique
Et des périodes sans qui ternissent ta liesse
On n’est que tes parents mais jamais on te laisse.

Des silences enfin, et ta vie rien qu’à toi
Tes multiples chemins, tes doutes et tes « Fois »
Ton esprit magnifié de mondes légers et graves
On n’est que tes parents et jamais on t’entrave.

Le Grain

Ton petit grain de voix
Mon moulin à paroles
Ma récolte de sons

On a des kilomètres
De secondes à courir
Et des années entières
De routes à découvrir

Marion_sussure_loreilleJe mettrai sous tes yeux
Des musiques merveilles
Les nuances des cieux
Au creux de ton oreille

Et le grain de ta voix
Enraye la machine
Mêle les émotions

Je te ferai humer
La douceur d’une fleur
Et te ferai toucher
Ses plus douces odeurs

Et remémore-toi
Les surprises à venir
On imaginera
Nos meilleurs souvenirs

La récolte est parfaite
Alors je veille au grain
De ta petite voix

La photo n'est pas vraiment en lien avec le texte... Elle a été prise aujourd'hui, et quand je l'ai vue en grand sur l'écran de l'ordinateur, j'ai fait "wow..." et je me suis dis que je n'avais pas d'autre choix que de l'offrir aux yeux du monde aujourd'hui-même !

Crocodile

Juste avant ta naissance
Les larmes d'impatience
Puis les larmes de peur
Les larmes de stupeur

Les eaux de soulagement
Et le découragement
Quand les eaux de colère
Et nos pleurs désespèrent

Larmes de ton absence
Larmes de ton silence

Inahimax_marche Puis les pleurs de chagrin
Qui ont coulé pour rien
Aux larmes qui embrassent
Ont cédé une place

Les rivières de victoire
Les torrents de te voir
Les grands lacs du présent
Océans maintenant

Nos yeux coulent de joie
Inondés de ta voix
On se noie de bonheur
En ton illustre honneur

Le rire éclate en larmes
Dégouline ton charme
Dans nos yeux liquéfiés
Brillent les tiens bleutés

Chaque doux souvenir
Vogue tel un navire
Tout au long des canaux
Qui coulent sur nos peaux

Je veille sur tes yeux
Et jamais, sur mon âme,
Je ne déposerai
Ma seule arme, mes larmes

Ces larmes pour les grands
Et pour toi mon enfant
Des larmes de crocodile
Crois-moi, c’est plus facile…

Les larmes de crocodile…

La télécommande

Depuis que tu es née
Depuis que tu es là
Depuis que je te sais
Depuis que je te vois
Depuis que le monde est
Depuis la première fois

Je ne veux qu’une chose
C’est nous mettre sur pause

Inahi_max_calinou Quand tu me prends la main
Quand tu me tends les doigts
Quand tu ris dans le bain
Quand je te prends sur moi
Quand tu tètes à son sein
Quand tu montres ta voix

Je n’ai qu’un seul désir
C’est pouvoir revenir

Pendant que tu souris
Pendant que tu somnoles
Pendant que tu es si
Pendant qu’on te cajole
Pendant qu’on aime la vie
Pendant qu’on te console

Moi, ce que j’aimerais
Ce serait reculer

Dès que tu fais ceci
Dès que tu fais cela
Dès que tu viens ici
Dès que tu vas là-bas
Dès que c’est bien fini
Dès que la première fois

Le cadeau que j’attends
C’est maîtriser le temps

Quand tu nous quitteras
Ou quand tu seras grande
Quand tu feras un pas
Quand on devra t’attendre
Quand tu diras papa
Quand tu seras une légende

Tout ce que je demande
C’est la télécommande

le poème de cathetphi

Inahi_sur_marion Nous avons reçu un poème à la gloire d'Inahi.
Il est triste de le voir perdu au fin fond du blog comme un commentaire. Nous le publions donc sur cette nouvelle note.
Cela dit, le concours de poème continue ! Et comme on est très ouverts, vous avez le droit de publier des poèmes parlant de votre bébé, sans qu'il ne s'agisse nécessairement d'Inahi...

Premiers Regards

Dans les yeux d’Inahi
Comme une farandole
Arrive en ronde folle
Tout un monde inouï

Le regard de velours
D’une mère attendrie
Le sourire d’amour
D’un père épanoui

Des ombres rassurantes
Des lumières apaisantes
Des couleurs étonnantes
Des formes extravagantes


Dans les yeux d’Inahi
Tout un monde inconnu
S’invite à pas menus
Dans son cœur ébahi

Une rose fragile
Une truffe curieuse
Un geste si gracile
Une étoile radieuse

Un ciel de plein azur
Un souffle de douceur
Une douce nature
Un visage rieur


Je donnerai mes yeux
Je donnerai ma vie
Je prierai tous les Dieux
De l’Afrique à l’Asie

Je tirerai le glaive
Je serai citadelle
Sans répit ni relève
Sans faiblir devant elle

Pour que jamais l’ennui
Le chagrin et la peur
N’entrent, tristes rodeurs
Dans les yeux d’Inahi

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